MAY IN CASA, Jour 5

Jour 5, Jeudi 12 mai 2022

En France, je râle souvent du monde et de la circulation qui se densifient sur Bordeaux, je trouve que la ville devient bruyante, grouille de partout. La grosse blague; maintenant que j'ai vu Casa, je pense que ma ville va m'apparaître comme un petit village de campagne. Et ce qui me gène là-bas ne me gène pas du tout ici. Parce qu'en fait ça ne souffre pas la comparaison; la circulation est folle, le monde incroyable, la pollution bien réelle, des concepts comme 
le respect de l'environnement, les passages cloutés ou le port de la ceinture ne semblent pas avoir leur place. La chaleur est épaisse, lourde, puis d'un coup le vent souffle dans tous les couloirs des bâtiments et repart comme il est venu, les hauts parleurs disséminés dans la ville diffusent les prières, des bâtiments majestueux ornés de palmiers côtoient des zones arides entre décharge et favelas, des quartiers entiers d'immeubles qui poussent dans des déserts. Le tout forme un joyeux bordel qui me plaît beaucoup. Casa, je te prends telle que tu es, sale, étincelante, belle et indomptable.

Ce matin, une partie de la fine équipe de la compagnie l'Aurore était là pour partager le petit dèj avant de repartir vers Agadir pour une représentation et des ateliers, courtes mais joyeuses retrouvailles, à suivre!

Aujourd'hui j'ai découvert la seconde classe de CM2 avec laquelle je travaille à Bouskoura; une autre dynamique de classe, un autre projet, une autre manière de fonctionner. La journée a été dense et productive, de très belles choses sont en train de naître sous les crayons, la mise en couleur est pour demain.
Les aléas techniques et leur lot de petites surprises ont amenés à changer de support; quand on découvre des coupons de tissus bleu satiné livré à la place de morceaux de tissus en coton blanc demandés, on fouine dans l'école, on fera papier tendu sur cadre en bois. Chouette esthétique, l'accident fait le larron.


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